ODD 13 – Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
Les 17 ODD
Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions
Où en sommes-nous ?
EN FRANCE
DANS LE MONDE

Que peut faire le secteur économique pour y contribuer ?
À l’échelle internationale, la COP29, qui s’est tenue en Azerbaïdjan en novembre 2024, a abouti à l’adoption d’un nouvel objectif collectif de financement climatique, visant à augmenter les ressources mobilisées au-delà des 100 milliards de dollars annuels, somme qui était déjà un seuil fixé lors de la COP21 en 2015 mais jamais pleinement atteint. Ces financements sont destinés en priorité aux pays en développement, dont plus de 60 % de la population mondiale est exposée à des aléas climatiques majeurs tels que les sécheresses, inondations et événements extrêmes, selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). La COP30, programmée au Brésil en 2025, vise à encourager une révision à la hausse des contributions nationales (NDC) ; en 2023, seules 15 % des économies mondiales présentaient des plans compatibles avec une limitation du réchauffement planétaire à 1,5 °C, ce qui montre l’ampleur du défi et la nécessité d’un plus fort engagement climat au niveau global.
Pour les entreprises, la pression réglementaire et sociétale se traduit par des exigences accrues en matière de gestion des émissions de gaz à effet de serre. La réduction des émissions directes (scopes 1 et 2), qui représentent environ 30 % des émissions totales pour une entreprise industrielle moyenne, doit être complétée par une maîtrise des émissions indirectes (scope 3), souvent majoritaires. Par exemple, dans le secteur de la grande distribution, le scope 3 peut représenter jusqu’à 90 % des émissions, notamment à travers les fournisseurs et l’utilisation des produits vendus. La Science Based Targets Initiative (SBTi), qui valide les objectifs climat de plus de 4 500 entreprises à travers le monde, a actualisé en 2024 ses critères : la couverture minimale des émissions pour la validation d’objectifs est désormais fixée à 95 % du total des émissions d’une entreprise. La SBTi demande également la prise en compte systématique du scope 3 dans les secteurs où il constitue la majeure partie de l’empreinte carbone, et limite la part des crédits carbone dans les stratégies de neutralité carbone à un maximum de 10 % des émissions totales pour éviter une dépendance excessive à la compensation. En outre, la gouvernance de la SBTi a été renforcée pour améliorer la rigueur et la transparence des processus d’évaluation. Cette évolution renforce l’importance de l’action climatique d’entreprise dans la lutte contre le dérèglement climatique.
Du côté des investisseurs, la réorientation des flux financiers est un levier essentiel pour la transition. Selon le rapport 2024 de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont atteint 550 milliards de dollars en 2023, soit une hausse de 15 % par rapport à l’année précédente, tandis que les financements liés aux énergies fossiles ont commencé à décliner dans plusieurs régions. Les investisseurs utilisent de plus en plus les cadres de reporting climatique, comme les recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD), adoptées par plus de 3 000 institutions dans le monde, ou les normes récentes de l’International Sustainability Standards Board (ISSB), qui fournissent des référentiels harmonisés pour mesurer et communiquer les risques et opportunités liés au réchauffement climatique. Ces outils contribuent à améliorer la transparence des stratégies d’investissement et à orienter les capitaux vers des activités compatibles avec les objectifs climatiques globaux et les différents plans d’adaptation nationaux et internationaux.
Les ressources du Pacte mondial de l’ONU – Réseau France
Pour aller plus loin
● En savoir plus sur l’initiative Science based targets (SBTi)
● Lire l’Accord de Paris sur le climat
● Lire la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique
● Consulter le site de la TCFD sur la publication d’informations financières relatives au climat
● Découvrir les 10 recommandations de l’ONU sur les engagements “Net zero”
● Voir le site de l’ONU
Les bonnes pratiques
Principes
- 01 – Promouvoir et respecter la protection du droit international relatif aux droits de l’homme
- 02 – Veiller à ne pas se rendre complices de violations des droits de l’homme
- 03 – Respecter la liberté d’association et reconnaître le droit de négociation collective
- 04 – Contribuer à l’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire
- 05 – Contribuer à l’abolition effective du travail des enfants
- 06 – Contribuer à l’élimination de toute discrimination en matière d’emploi et de profession
- 07 – Appliquer l’approche de précaution face aux problèmes touchant l’environnement
- 08 – Prendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d’environnement
- 09 – Favoriser la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement
- 10 – Agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l’extorsion de fonds et les pots-de-vin
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