Comment former des managers responsables ? - Kedge Business School
École de management de statut associatif, reconnue d’intérêt général, KEDGE Business School accueille chaque année 15 000 apprenants et a la volonté de former des managers responsables qui participeront à la construction de modèles d’entreprises durables et inclusifs. En adhérant au Pacte mondial en 2005 puis aux Principles for Responsible Management Education (PRME) en 2008, l’établissement contribue dans le monde académique à la mise en œuvre du développement durable.
Une stratégie répondant aux Objectifs de développement durable (ODD)
Établissement d’enseignement supérieur reconnu d’intérêt général (EESPIG), sous statut d’association loi 1901, KEDGE est pleinement engagée en matière sociale et environnementale depuis 20 ans. Après avoir adhéré aux Dix principes du Pacte mondial des Nations Unies en 2005, puis créé une Direction RSE en 2007, l’école rejoint en 2008 le réseau PRME (Principles for Responsible Management Education) afin de promouvoir la formation, la recherche et les pratiques sur le management responsable.

En 2019, KEDGE obtient le label Développement durable et responsabilité sociétale (DD&RS) – label de référence en matière d’intégration des enjeux sociaux et environnementaux dans la politique générale d’un établissement, soutenu par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. « Le label nous avait été attribué pour 4 ans, qui est la durée maximale. Nous venons d’être relabellisés pour la période 2024-2027. Ce label a le mérite de faire monter en compétences l’ensemble des acteurs du secteur sur les sujets de développement durable. Nous nous faisons auditer par des établissements pairs, et nous auditons nous-mêmes ; cette démarche facilite les échanges de bonnes pratiques et une veille globale sur les avancées des établissements respectifs » nous explique Dorian Simon-Meslet, responsable projets à la Direction Transition & Impact de KEDGE.
En 2021, la stratégie KEDGE IMPAKT, contribution de l’école aux Objectifs de développement durable (ODD), est adoptée. Elle propose une feuille de route ambitieuse autour de deux objectifs principaux : former des managers responsables et accélérer la transition écologique et sociale. Cette ambition passe, notamment, par le renforcement et la systématisation de la prise en compte des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les programmes de formation.

Un tronc commun autour de la transition écologique et sociale
KEDGE a ainsi engagé une transformation de l’ensemble de ses cursus. Ce changement s’incarne par la programmation de temps forts, par exemple « des rentrées thématiques, autour de l’engagement social et environnemental. Dès les premiers jours au sein de leur nouvelle école, nos étudiants sont mis en situation grâce à des formats « expérientiels » : des hackathons centrés sur l’entrepreneuriat à impact par exemple, ou des simulations onusiennes (SIMONU) les invitant à débattre de problématiques internationales à travers le prisme des négociations entre pays », souligne Dorian Simon-Meslet.
Afin de renforcer la culture générale des étudiants en matière de changement climatique, tous les entrants à KEDGE participent à une Journée Climat. Celle-ci a pour objectif de garantir un socle commun sur les causes, conséquences et impacts du changement climatique – notamment sur les activités des entreprises. « Des outils interactifs invitant à l’intelligence collective comme la Fresque du Climat ou l’atelier 2tonnes sont très utiles pour apporter des connaissances et encourager le passage à l’action », ajoute Dorian Simon-Meslet.

Depuis 2016, l’école propose à 100% de ses étudiants de passer le Sustainability Literacy Test (Sulitest), pour que chacun puisse tester son niveau de connaissance concernant les ODD. Le Sulitest est depuis devenu une référence au sein de l’enseignement supérieur ; il est aujourd’hui utilisé par 500 universités dans 60 pays. « Depuis 2023, la démarche va un cran plus loin, avec TASK™ The Assessment of Sustainability Knowledge (by Sulitest) : un outil permettant d’évaluer la maîtrise des fondamentaux, en matière développement durable. TASK™ est un « certificat en sustainability » : chaque étudiant qui le passe obtient une note finale sur 100, qu’il peut ensuite valoriser sur son CV et auprès de ses futurs employeurs, dans le même esprit que le TOEIC ou le TOEFL pour l’anglais », indique Dorian Simon-Meslet.
Enfin, la pédagogie « Learning by Doing » invite à réaliser un projet-action (seul ou en groupe) contribuant à minima à la réalisation d’un Objectif de développement durable (ODD). Ces Projets-Actions Be-U (également appelés ProAct Be-U) visent à former des étudiants capables d’entreprendre de manière éthique et responsable.
Depuis 2023, la démarche va un cran plus loin, avec TASK™ The Assessment of Sustainability Knowledge (by Sulitest) : un outil permettant d’évaluer la maîtrise des fondamentaux, en matière développement durable.
– Dorian Simon-Meslet
Réorienter les cours pour intégrer la transition écologique et sociale
Au sein du Programme Grande École (PGE), qui représente 1 500 nouveaux étudiants par an, l’impact est au cœur des priorités – et cela dès l’entretien d’intégration. « L’étudiant doit choisir un ODD qui sera le pivot de l’entretien. Il doit parler de cet ODD, présenter ce que celui-ci évoque pour lui, et faire le lien avec son parcours », nous explique Dorian Simon-Meslet. Une fois admis, l’étudiant suivra un socle de 150 h de cours autour de la transition écologique et sociale : par exemple “ Corporate Responsability and Resilience” (30 h) ou “Macroéconomie écologique” (30 h). Ce dernier, issu du manuel Ecological Money and Finance (ouvrage lauréat du « Responsible Business Education Awards » 2024 du Financial Times, intégré au sein de plusieurs cours de KEDGE) est labellisé par le réseau SDSN des Nations Unies. Il permet de développer le regard critique des étudiants, vis-à-vis d’indicateurs habituellement admis pour mesurer la prospérité économique notamment. Également, un cours dédié à la prospective invite les étudiants à imaginer les futurs possibles, en lien avec les enjeux sociaux et environnementaux. En 2024, le sujet concernait l’égalité de genre : « En 2050, une France (du travail) toujours sexiste ? »

Deux Masters spécialisés en développement durable sont également dispensés. Le Master of Science (MSc) Ecological & Impact Finance, dédié à la finance d’impact, est une expertise de l’école depuis 2016. Invitant les étudiants à mettre en perspective les pratiques actuelles en matière de finance durable, ce Master offre une formation complète en finance écologique et d’impact. Le Master of Science (MSc) Business Transformation for Sustainability vise lui à former des profils « transverses » capables d’accompagner la transformation des organisations, à travers une approche interdisciplinaire et multi parties prenantes – permettant acquisition des connaissances, compétences et savoir-être essentiels.
Enfin, des cours « à la carte », s’appuyant sur les productions académiques des huit centres de recherche que compte KEDGE, sont également proposés au sein de chaque Master et au filtre de chaque spécialité, afin d’irriguer l’ensemble des domaines d’expertise : Supply chain durable, Sustainable Marketing, ou encore Entrepreneurship & New Business Models à titre d’exemple.









