Deux décennies
de progrès durables

Sommaire

Chapitre 1

La genèse de l’initiative

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Chapitre 2

L’entreprise et les défis mondiaux

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Chapitre 3

La démarche de progrès du secteur privé

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Chapitre 4

Les 4 piliers du Pacte Mondial

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Chapitre 5

Le regard des acteurs du dialogue social

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Chapitre 6

Quel dialogue entre la société civile et l’entreprise ?

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Chapitre 7

20 ans… et après ?

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Ouvrage collectif, sous la direction de Nils Pedersen et Olivier Gil, publié à l’occasion des 20 ans du Pacte mondial Réseau France, célébrés le 22 juin 2023 à l’Unesco.

Le Pacte mondial Réseau France remercie tous les intervenants nous ayant accordé un entretien ou ayant contribué à cet ouvrage.

Rédaction : Nils Pedersen, Olivier Gil, Marie Vabre, Gilles Leroux, Hadrien Kleiman, Alice Tan, Charles Ottavi
Secrétariat de rédaction : Audrey Robin
Graphisme : Chloé Heinis
Suivi éditorial : l’ensemble de l’équipe du Pacte mondial Réseau France.

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Retrouvez dans cet ouvrage les points de vue du secteur privé et d’entreprises pionnières qui ont placé le développement durable au cœur de leur stratégie, aux côtés d’acteurs qui ont contribué à dessiner le paysage de la durabilité des entreprises en France.

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© UN Photo – Mark Garten

António Guterres

Secrétaire général de l’ONU et Président du Conseil d’administration du Pacte mondial des Nations Unies

Le Pacte mondial des Nations Unies est une initiative spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, dotée de son propre Conseil d’administration présidé par António Guterres, actuel Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Lors du Global Compact Leaders Summit de juin 2020, Antóni Guterres rappelait aux entreprises du monde entier qu’elles pouvaient être un véritable moteur de progrès.

Il y a deux décennies, mon prédécesseur au poste de Secrétaire général, Kofi Annan, a appelé les chefs d’entreprise à lancer un « pacte mondial » de valeurs et de principes communs afin de donner un visage plus humain au marché mondial.  Il estimait que, je cite, « si nous ne parvenons pas à faire en sorte que la mondialisation fonctionne pour tous, elle ne fonctionnera en fin de compte pour personne ».

Aujourd’hui, le tissu social et le bien-être des individus dépendent de notre capacité à construire une mondialisation juste.  Le Pacte mondial s’est efforcé de nous faire avancer précisément dans cette direction.

L’initiative est guidée par Dix principes universels, appelant à la protection des Droits de l’homme, des droits du travail, de la responsabilité environnementale et de la lutte contre la corruption. Notre objectif commun est de voir les entreprises intégrer ces principes dans leur stratégie et leurs opérations, prendre des mesures énergiques pour soutenir les Objectifs de développement durable (ODD) et rendre compte publiquement des progrès accomplis. 

Le moment est venu d’intensifier les contributions de la communauté mondiale des affaires à l’Agenda 2030 et à la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le changement climatique.

Éditorial

© MEAE

Catherine Colonna

Catherine Colonna est ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Diplomate de carrière, elle a été notamment porte-parole de la Présidence de la République, déléguée permanente de la France auprès de l’UNESCO, représentante permanente de la France auprès de l’OCDE, Ambassadrice de France en Italie, puis au Royaume-Uni, et ministre déléguée aux Affaires européennes.

La transition vers un développement durable exige une implication active de tous les acteurs aux côtés des Nations Unies. Depuis sa création, le réseau français du Pacte mondial a joué un rôle d’importance. C’était en 2003. Le Président Jacques Chirac, mesurant l’importance des enjeux portés par le Pacte mondial des Nations Unies, lancé trois ans auparavant par le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, avait souhaité favoriser en France cette initiative de coopération avec des partenaires du secteur privé. Alors porte-parole de la Présidence de la République, j’avais eu le privilège d’assister à son lancement.

Deux décennies plus tard, je constate avec plaisir que le Pacte mondial s’est renforcé et étendu. Son rayonnement est désormais considérable ; l’ampleur et le dynamisme de son réseau français confirment la profondeur des liens qui unissent la France aux Nations unies. 

Le Pacte mondial des Nations Unies est devenu un forum de dialogue unique entre le secteur privé et le secteur public, entre les entreprises et les Nations unies ; c’est une institution originale, porteuse d’un message universel, d’un haut niveau d’ambition, mais aussi pragmatique et souple.

Cette implication des acteurs non étatiques est nécessaire pour l’atteinte des objectifs fixés par l’Accord de Paris, l’Agenda 2030 et pour l’ambition du Programme commun porté par le Secrétaire général des Nations Unies. L’engagement du secteur privé apporte une expertise et une capacité d’innovation indispensables. Dans un monde fragilisé par la guerre, menacé par les changements climatiques, vulnérable à la désinformation, en proie à la résurgence des autoritarismes ou à la tentation des intégrismes, le rôle unificateur du Pacte est plus précieux que jamais.

Ses 62 réseaux nationaux augmentent sa portée et son efficacité. Son réseau français, l’un des plus dynamiques au monde, s’est imposé comme un contributeur essentiel et un acteur incontournable de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable dans notre pays. Aux côtés des Nations Unies, la France continuera de s’appuyer sur le réseau français du Pacte mondial. Il a d’ailleurs, récemment encore, contribué à la Revue nationale volontaire sur les ODD que la France présentera au Forum politique de haut niveau à New York en juillet. Nous poursuivrons cette coopération fructueuse pour la réussite des prochains grands rendez-vous de l’agenda multilatéral que sont le sommet des ODD en septembre 2023 et la préparation du Sommet pour l’avenir en 2024.

Je renouvelle donc l’appui de la France au Pacte Mondial et j’encourage le réseau français à continuer dans la voie fructueuse du dialogue, de la pédagogie et de l’innovation pour contribuer à la mise en œuvre des principes de responsabilité, de justice et de solidarité au fondement des Nations Unies.

Éditorial

© UN Global Compact – Joel Sheakoski

Sanda Ojiambo

Sous-secrétaire générale de l’Organisation des Nations Unies et Directrice générale du Pacte mondial

Aujourd’hui, le Pacte mondial des Nations unies compte plus de 18 000 entreprises participantes dans 162 pays, dont la France. Il y a 20 ans, plus de 180 entreprises françaises ont pris l’initiative de lancer le réseau français qui, avec plus de 1 900 adhérents, est aujourd’hui l’un de nos réseaux les plus dynamiques. Le Pacte mondial Réseau France est profondément impliqué dans la Francophonie, notamment en soutenant les efforts d’accompagnement des délégués généraux francophones, qu’ils soient nouveaux ou plus anciens, ainsi que notre stratégie pour l’Afrique.  

Au cours des 20 dernières années, le Pacte mondial des Nations unies a mené un dialogue pour faire converger les secteurs privé et public autour des enjeux de développement durable. Cette année marque la mi-parcours de l’Agenda 2030, et les perspectives sont inquiétantes : nous sommes sur la bonne voie pour atteindre seulement 12 % des cibles des Objectifs de développement durable (ODD).

Le Pacte mondial des Nations unies met les entreprises au défi de prendre des mesures ambitieuses et de communiquer leurs progrès, de façon mesurable, vers les ODD. Il s’agit là d’une question de responsabilité. En s’engageant à contribuer à la réalisation de l’Agenda 2030, les entreprises peuvent renforcer leur crédibilité, accéder plus facilement aux financements et se positionner à l’avant-garde des marchés mondiaux.

Pour sauver les ODD, nous avons besoin d’une action ambitieuse de la part des entreprises, de solides partenariats public-privé, fondés sur un engagement pour le bien commun et d’un engagement continu envers les Dix principes et les ODD. En ce sens, je sais que nous pouvons compter sur le réseau français.

Je souhaite donc un joyeux anniversaire au Pacte mondial Réseau France, dont nous saluons tout le travail accompli. Nous nous réjouissons de poursuivre notre collaboration au sein du One Global Compact dans les années à venir.

Éditorial

© Mathieu Delmestre

Gilles Vermot Desroches

Gilles Vermot Desroches est Président du Pacte mondial Réseau France jusqu’au 22 juin 2023. Senior Vice-Président Citoyenneté et Relations Institutionnelle de Schneider Electric, il est à la direction du développement durable du groupe depuis 2000. Il est également membre du Conseil économique social et environnemental et porte le French Business Climate Pledge.

Vingt ans après son lancement, cet anniversaire du Pacte mondial Réseau France résonne comme une concrète promesse d’avenir. Je me remémore 2003, où nous étions quelques-uns à l’Élysée lors du lancement de l’initiative. Ces vingt ans d’actions et de déploiement ont accompagné la montée en puissance des convictions que le Pacte mondial portait en précurseur.

Aujourd’hui, notre réseau peut s’appuyer sur une base de plus de 1 900 membres, représentant avec efficacité le paysage économique français, que ce soit en tailles d’entreprises, secteurs d’activité et implantations régionales. Cette mobilisation nous engage dans les territoires mais aussi tout au long des chaînes de valeur. Le réseau français est désormais le deuxième plus important du Pacte mondial en termes d’entreprises membres, ce qui témoigne de l’engagement du secteur privé français en matière de responsabilité sociale des entreprises (RSE) et qui permet d’amplifier la contribution des entreprises françaises à l’atteinte des 17 Objectifs de développement durable.

Fort de vingt ans d’histoire et s’appuyant sur des bases solides, notre réseau est central pour accompagner toujours plus d’entreprises et accélérer la transformation du secteur privé. Le Pacte mondial des Nations Unies est un formidable espace de dialogue, et par sa déclinaison de l’international jusqu’au plus local, il agit comme un vecteur de mobilisation tout au long des chaînes de valeurs, autour des Dix principes et des 17 ODD. C’est en s’enrichissant les uns, les autres que ses membres construisent le progrès partagé, nécessaire pour répondre aux défis du moment. C’est pourquoi nous souhaitons nous appuyer encore davantage sur les adhérents, afin qu’ils construisent des expériences communes et renforcent leurs initiatives, en partageant des bonnes pratiques, en s’impliquant dans les travaux entre pairs et en incitant toujours plus d’entreprises à s’impliquer au sein du Pacte mondial.

La forte mobilisation du secteur privé nous invite également à structurer les débats entre les entreprises engagées et la société civile, pour que tous agissent avec les 17 Objectifs de développement durable comme boussole universelle. Ce dialogue doit bien évidemment impliquer les différents acteurs de la société civile et tout particulièrement le monde académique, pour permettre d’outiller les jeunes face aux changements de notre société et les former aux enjeux du monde de demain. Les entreprises doivent continuer à renforcer leur engagement en matière de responsabilité sociétale, les enjeux liés au développement durable étant désormais un aspect essentiel de leur stratégie.