ODD 14 – Vie aquatique

Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable

L’océan est essentiel à la vie sur Terre, aujourd’hui et à l’avenir, car il est intrinsèquement lié à d’innombrables systèmes naturels et humains. Il joue un rôle fondamental dans nos moyens de subsistance, le développement durable, le climat, le cycle de l’eau, en nous fournissant de l’oxygène et en étant un réservoir vital de biodiversité marine.

L’océan représente plus de 3 000 milliards de dollars de PIB mondial et soutient plus de 3 milliards de personnes qui dépendent de ses ressources pour leur alimentation et leurs moyens de subsistance.

Au cours des dernières décennies, notre dépendance économique et sociale vis-à-vis des écosystèmes marins s’est considérablement accrue : des millions d’emplois ont été créés, l’économie mondiale s’est dynamisée, le commerce a prospéré et la transition vers les énergies marines innovantes a progressé.

En conséquence, nos dépendances sociales et économiques aux écosystèmes marins ont crû, mais nos impacts environnementaux menacent de plus en plus les services que l’océan fournit. Les océans sont en effet confrontés à des défis majeurs : eutrophisation, acidification croissante, déclin des stocks de poissons, hausse des températures et pollution généralisée. Tous ces facteurs détruisent les habitats, réduisent la biodiversité et menacent les communautés côtières et la santé des écosystèmes marins.
Les efforts pour répondre à ces défis sont inégaux. Parmi les mesures clés à renforcer : pêcher de manière durable, étendre les aires marines protégées pour favoriser la préservation des océans, renforcer la surveillance de leur santé, et intensifier la lutte contre la pollution marine.

L’action mondiale doit s’accélérer, comme le montre la récente conférence de l’ONU à Nice. Les priorités incluent l’adoption rapide de l’Accord sur les subventions à la pêche, l’instauration d’un instrument international contre la pollution plastique, et la ratification rapide de l’Accord sur la biodiversité marine des zones au-delà des juridictions nationales.

L’ODD 14 promeut la conservation et l’exploitation durable des écosystèmes marins et côtiers, via une gestion durable des ressources, la limitation des impacts négatifs, le renforcement de la recherche scientifique, et le développement durable (y compris dans le tourisme) pour les États insulaires et moins avancés.

Où en sommes-nous ?

EN FRANCE

La France, disposant du second domaine maritime mondial, abrite 10 % de la diversité des espèces marines, 10 % des récifs coralliens et 20 % des atolls mondiaux. Bien que la tendance à la réduction des macro-déchets soit favorable, les niveaux de nitrates, de phosphates et la qualité globale des eaux restent préoccupants dans certains territoires.
 
Le bilan 2020 de l’état de santé des récifs coralliens des outre-mers français indique que les récifs sont plutôt préservés dans les territoires étendus, à faible démographie ou inhabités, dont les zones côtières sont soumises à des pressions faibles ou modérées (Pacifique et les îles Éparses). Ils sont plutôt dégradés, dans les territoires de superficie plus réduite, soumis à une forte pression démographique et très anthropisés (Antilles françaises et océan Indien).

Indicateurs de suivi nationaux

DANS LE MONDE

« L’océan, le plus grand écosystème de la planète est menacé » avertit l’ONU. Les activités humaines, telles que la surpêche et la pollution marine et plastique sont en cause.
 
Selon le Rapport SDG 2025, seuls 20 % des cibles SDG 14 sont en phase d’atteinte, 40 % régressent, 30 % progressent faiblement et 10 % montrent quelques gains. La surchauffe des récifs coralliens atteint des niveaux records, avec 84 % des récifs ayant subi un blanchiment entre janvier 2023 et mai 2025.
 
En 2021, plus de 35 % des stocks de poissons étaient surexploités mondialement, tandis que 60 % sont exploités au niveau maximal. Les aires marines protégées couvrent 8,12 % des océans, dont seulement 2,8 % fortement protégées, encore loin des 10 % ou 30 % visés. L’ODD 14 est le moins financé, avec un déficit estimé à 150–175 milliards de dollars/an pour atteindre les cibles d’ici 2030.
 
Par ailleurs, la prolifération du plastique (85 % des déchets marins) et les nutriments en excès (pesticides, etc.) dégradent la vie marine comme les coraux et les poissons.
 
À l’échelle mondiale, l’ODD 14 est le moins financé, avec un déficit estimé à environ 150–175 milliards de dollars par an nécessaires pour atteindre les cibles d’ici 2030.
 

ODD_14_vie_aquatique

Que peut faire le secteur économique pour y contribuer ?

L’ODD 14 est à tort le grand oublié des rapports publiés par les entreprises, notamment dans les matrices de matérialité. Le secteur économique peut en réalité y contribuer de nombreuses manières.

Dans tous les secteurs économiques, des entreprises et des organisations de premier plan agissent déjà via des alliances, des coalitions, des chartes, ainsi que des engagements individuels et collectifs pour promouvoir la transition écologique nécessaire et une économie bleue durable.

Cependant, il est impératif d’intensifier rapidement ces efforts. Parmi eux, mais sans s’y limiter, on retrouve : la décarbonation du transport maritime et des ports, le développement des énergies marines renouvelables, la prévention et le contrôle de la pollution, les infrastructures de protection côtière vertes et grises, les biotechnologies marines, la pêche durable et l’écotourisme.

Tous les acteurs économiques – qu’ils soient directement ou indirectement liés à l’océan – sont encouragés à :

● Améliorer la compréhension des défis liés à l’océan et à la préservation des océans.

● Mesurer, évaluer et divulguer les dépendances, impacts et risques liés à l’océan et à la biodiversité marine.

● Intégrer les considérations océaniques dans les feuilles de route climatiques et environnementales.

● Appliquer une approche de précaution pour garantir des opérations respectueuses de l’environnement.

● Développer des stratégies pour prévenir et réduire la pollution marine et promouvoir l’économie circulaire des plastiques.

● Encourager la préservation des océans via des financements et solutions innovantes.


● Valoriser les emplois liés à la transition écologique tout en impliquant les communautés côtières.

● Sensibiliser aux défis océaniques et promouvoir les priorités décrites.

Les entreprises de l’agroalimentaire et du tourisme doivent revoir leur approvisionnement en poissons et crustacés pour pêcher de manière durable, en interdisant les pratiques destructrices comme le chalutage ou la pêche électrique.

Pour aller plus loin

Les bonnes pratiques

Principes

  • 01 – Promouvoir et respecter la protection du droit international relatif aux droits de l’homme
  • 02 – Veiller à ne pas se rendre complices de violations des droits de l’homme
  • 03 – Respecter la liberté d’association et reconnaître le droit de négociation collective
  • 04 – Contribuer à l’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire
  • 05 – Contribuer à l’abolition effective du travail des enfants
  • 06 – Contribuer à l’élimination de toute discrimination en matière d’emploi et de profession
  • 07 – Appliquer l’approche de précaution face aux problèmes touchant l’environnement
  • 08 – Prendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d’environnement
  • 09 – Favoriser la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement
  • 10 – Agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l’extorsion de fonds et les pots-de-vin

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • France entière
  • Grand Est
  • Guadeloupe
  • Guyane
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • International
  • Martinique
  • Mayotte
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • Réunion

Types d’organisations

  • Académiques
  • ETI et grandes entreprises
  • Fédérations professionnelles
  • Fondations
  • ONG globale + locale + associations (-> traduit en “ONG”)
  • PME
  • TPE
  • Villes + secteur public (-> Traduit en Secteur Public)

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