12 mai 2026
Rebeca Grynspan, candidate au poste de Secrétaire général de l’ONU, à la rencontre des entreprises françaises
Le 29 avril dernier, le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France a accueilli Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), dans le cadre de sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies.
Un échange avec les entreprises membres autour du multilatéralisme
Au sein de la Maison du développement durable, Rebeca Grynspan s’est entretenue avec plusieurs entreprises membres du réseau. Les échanges ont porté sur le rôle de l’ONU comme vecteur du développement durable, les conditions d’une organisation plus forte et plus inclusive, ainsi que sur les opportunités de collaboration renforcée entre les Nations Unies et le secteur privé.
La rencontre s’est tenue dans la salle Kofi Annan, du nom du septième Secrétaire général des Nations Unies, et fut l’occasion de réaffirmer la force du multilatéralisme et le rôle joué par le Pacte mondial pour faire le lien entre le secteur privé et les Nations Unies. Rebeca Grynspan était ensuite la grande invitée internationale d’une interview accordée à RFI.

Quatre candidats pour succéder à António Guterres
Deux femmes et deux hommes sont candidats à la succession de l’actuel Secrétaire général, António Guterres, qui aura œuvré au service des Nations Unies pendant deux décennies. Outre Rebeca Grynspan, sont en lice Michelle Bachelet, ancienne Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et ancienne présidente du Chili ; Rafael Grossi, actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ; et Macky Sall, ancien président du Sénégal.
Un processus de désignation en plusieurs étapes
Les candidats ont d’abord été auditionnés en avril par les représentants du Conseil de sécurité de l’ONU. Ils ont exposé leur vision et répondu aux questions sur leur expérience. Pour être désignés, ils doivent obtenir le soutien d’une majorité de membres du Conseil de sécurité et éviter l’exercice du droit de veto par l’un des cinq membres permanents (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie).
Le Conseil de sécurité, composé de 15 membres, examinera fin juillet les candidatures à huis clos. L’Assemblée générale des Nations Unies officialisera ensuite la nomination en fin d’année. Le candidat élu prendra ses fonctions le 1ᵉʳ janvier 2027.

UN80 : des défis politiques et financiers à relever
Là où le successeur d’António Guterres devra non seulement surmonter de profonds défis politiques et financiers, il devra aussi faire progresser des réformes essentielles pour préparer l’Organisation à l’avenir. L’initiative UN80, lancée à l’occasion du 80ᵉ anniversaire des Nations Unies, fixe déjà le cap de cette modernisation : rationaliser le fonctionnement de l’Organisation, réexaminer la mise en œuvre des mandats confiés par les États membres et repenser plus en profondeur les programmes du système onusien.









