15 décembre 2025
Vers une troisième version de la Stratégie nationale bas-carbone de la France
Des travaux de révision de la Stratégie nationale bas-carbone sont en cours, pour adopter la troisième édition de la SNBC (SNBC 3). Celle-ci constitue la feuille de route de la France pour lutter contre le changement climatique.
Elle donne des orientations pour mettre en œuvre, dans tous les secteurs d’activité, la transition vers une économie bas-carbone, circulaire et durable. Elle définit une trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’à l’atteinte de la neutralité carbone en 2050 et fixe des objectifs à court-moyen termes : les budgets carbone.
Cette nouvelle révision permettra notamment d’ajuster les budgets carbone 2024-2028, 2029-2033, en cohérence avec la nouvelle ambition climatique, ainsi que d’arrêter le budget carbone de la période 2034-2038.
La SNBC 3 compte sept grands objectifs stratégiques :
- Réduire de moitié les émissions territoriales hors puits de carbone (secteur utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie – UTCATF et puits technologiques) d’ici 2030 par rapport à 1990 ;
- Atteindre la neutralité carbone en 2050, un défi majeur compte-tenu de la dégradation du puits forestier et de la nécessité de développer les puits technologiques ;
- Garantir la souveraineté énergétique et sortir des énergies fossiles ;
- Réduire nos consommations d’énergie finale
- Consolider le puits de carbone naturel
- Garantir une transition juste, soutenable et compétitive sur les plans socio-économique
- Réduire l’empreinte carbone de la France

La SNBC-3 intègre pour la première fois, un objectif sur les émissions importées.
La France devient ainsi le premier pays à se doter d’un objectif spécifique de réduction de l’empreinte carbone, de –71 % à –79 % d’ici 2050 (par rapport à 2010). Le calcul en émissions territoriales ne suffit plus : il faut désormais tenir compte des émissions liées à nos importations et des risques de fuite de carbone.
La SNBC 3 prend aussi mieux en compte les impacts du changement climatique sur les puits de carbone naturels, intègre davantage d’aspects sociaux et différents mécanismes de robustesse.
Son adoption devrait intervenir par décret au printemps 2026.








