ODD 1 – Pas de pauvreté

Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde

Le premier Objectif de développement durable vise l’éradication de la pauvreté et la lutte contre la pauvreté ainsi que contre les inégalités sous toutes leurs formes et partout dans le monde d’ici 2030. Il comprend sept cibles qui précisent la façon d’y parvenir. Cela implique que les plus pauvres et les plus vulnérables puissent bénéficier d’une protection sociale, accéder aux services de base et financiers (micro-finance), à la propriété, au contrôle des terres, mais aussi aux ressources naturelles. L’ODD 1 insiste sur la nécessité de protéger les citoyens exposés à la précarité économique et à la pauvreté structurelle, particulièrement sensibles aux chocs économiques, sociaux ou environnementaux.

Cet objectif met aussi en lumière l’importance de renforcer la résilience des personnes en situation de vulnérabilité face au changement climatique. Les Objectifs de développement durable sont interconnectés : l’ODD 1 « pas de pauvreté » ne peut être atteint qu’en travaillant sur de nombreux autres objectifs (éradication de la faim, réduction des inégalités économiques, lutte contre le changement climatique…). Il est aussi indispensable pour la paix, la cohésion sociale et la consommation responsable.

Où en sommes-nous ?

EN FRANCE

Selon le Sustainable Development Report 2025, la France fait partie des pays ayant officiellement atteint l’Objectif de développement durable n°1, qui vise l’éradication de la pauvreté. Cette réussite repose en partie sur un système de protection sociale structuré, malgré la persistance d’inégalités économiques qui continuent d’affecter certaines populations. Pour mieux appréhender la lutte contre la pauvreté, l’INSEE mobilise plusieurs indicateurs nationaux, tels que le seuil de pauvreté, le taux de pauvreté monétaire, l’indice de pauvreté, ainsi que des mesures de précarité économique et d’exclusion sociale.
 
En 2022, le taux de pauvreté monétaire, défini comme la part de la population vivant avec moins de 60 % du niveau de vie médian, s’élevait à 14,6 %, marquant une légère baisse par rapport à 2019. En parallèle, 5,4 millions de personnes vivaient en situation de pauvreté stricte, sous un seuil fixé à 50 % du niveau de vie médian, représentant 8,4 % de la population. Cette pauvreté économique s’inscrit dans un contexte mêlant pauvreté absolue et relative, ainsi que des formes de précarité et de vulnérabilité qui fragilisent durablement les ménages.
 
Entre 2015 et 2023, la France est le seul pays européen à avoir connu une hausse de son taux de pauvreté, passant de 13,6 % à 15,4 %, malgré une amélioration globale de la richesse et du pouvoir d’achat. Ce paradoxe révèle la complexité des causes de la pauvreté : facteurs économiques, sociaux, structurels et environnementaux. Il souligne la nécessité d’intensifier les politiques publiques pour aider les populations à sortir de la pauvreté, réduire la misère, combattre l’extrême pauvreté et prévenir l’exclusion sociale.

DANS LE MONDE

En 2025, on estime que 808 millions de personnes vivront dans l’extrême pauvreté, soit 9,9 % de la population mondiale. En 2024, 6,9 % de la population active mondiale – plus de 240 millions de travailleurs – vivaient avec moins de 2,15 $ par jour, illustrant une profonde précarité économique et une forte pauvreté financière.
 
L’Asie de l’Est et du Sud-Est, ainsi que l’Asie centrale et méridionale, ont enregistré des progrès dans la réduction de la pauvreté économique au travail depuis 2015. Cependant, les taux de pauvreté au travail demeurent élevés dans les pays les moins avancés (PMA), où près de 3 travailleurs sur 10 vivaient dans l’extrême pauvreté en 2024, et dans les pays en développement sans littoral (PDSL), où ce chiffre était de 2 sur 10. Ces chiffres traduisent une pauvreté structurelle persistante.
 
Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale bénéficie d’au moins une forme de protection sociale. Mais 3,8 milliards de personnes n’ont toujours aucune couverture, ce qui les place dans des situations de vulnérabilité, de précarité et d’exclusion sociale.
 
L’atteinte d’un monde « sans pauvreté » implique des actions continues : étendre la couverture de la protection sociale dans les pays en développement, réduire les déficits de financement des services essentiels, cibler les ressources vers les populations les plus touchées par la pauvreté économique et s’assurer que les familles disposent d’une rémunération décente.

Indicateurs de suivi internationaux 

ODD_1_pas_de_pauvreté

Que peut faire le secteur économique pour y contribuer ?

Les entreprises ont également un rôle majeur à jouer dans la lutte contre la pauvreté. Elles peuvent participer au financement de la protection sociale, assurer une rémunération décente (ou « salaire vital » – Living Wage en anglais), permettant aux travailleurs d’acquérir les biens et services fondamentaux (logement, alimentation, santé, éducation, transport, vêtements, épargne). Ce revenu doit dépasser le salaire minimum, souvent insuffisant pour permettre de sortir de la pauvreté. Les entreprises peuvent aussi intégrer cette approche dans l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement.

Au-delà de la rémunération, le secteur économique contribue à la réduction de la pauvreté économique en favorisant l’emploi inclusif (accès des jeunes, des femmes, des personnes en situation de handicap), en soutenant l’entrepreneuriat local, ou encore en investissant dans les territoires défavorisés. Elles peuvent également répondre aux besoins des populations à faibles revenus par des produits et services adaptés (tarification solidaire, innovation sociale, accès à des biens essentiels).

D’autres leviers existent :

– garantir une protection sociale pour tous les collaborateurs, partout dans le monde ;
– s’engager à une rémunération décente via des partenariats avec des acteurs externes ;
– faciliter l’accès au microcrédit, à l’épargne et aux services bancaires pour les personnes exclues, afin de réduire la pauvreté financière ;
– développer l’investissement à impact, notamment dans les fonds solidaires, les infrastructures résilientes et le logement durable, pour réduire la précarité économique et l’exclusion sociale.

Enfin, une transparence accrue sur les chaînes d’approvisionnement, des pratiques fiscales responsables et un dialogue social renforcé sont essentiels pour faire du secteur privé un acteur clé dans la lutte contre la pauvreté et l’éradication de la pauvreté à l’échelle mondiale

Pour aller plus loin

● Voir le site du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)

● Voir le site du Global Deal
● Lire le guide de l’OIT sur les politiques en matière de salaire minimum
● Voir les méthodologies analysées et reconnues par IDH pour évaluer une rémunération décente
● Voir le site de la Living Wage Foundation
● Voir le site de l’OCDE
● Voir le site d’Oxfam
Etudes et recherches de la Banque mondiale (IFC)
● Voir le site du World Business Council for Sustainable Development (WBCSD)

Les bonnes pratiques

Principes

  • 01 – Promouvoir et respecter la protection du droit international relatif aux droits de l’homme
  • 02 – Veiller à ne pas se rendre complices de violations des droits de l’homme
  • 03 – Respecter la liberté d’association et reconnaître le droit de négociation collective
  • 04 – Contribuer à l’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire
  • 05 – Contribuer à l’abolition effective du travail des enfants
  • 06 – Contribuer à l’élimination de toute discrimination en matière d’emploi et de profession
  • 07 – Appliquer l’approche de précaution face aux problèmes touchant l’environnement
  • 08 – Prendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d’environnement
  • 09 – Favoriser la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement
  • 10 – Agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l’extorsion de fonds et les pots-de-vin

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • France entière
  • Grand Est
  • Guadeloupe
  • Guyane
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • International
  • Martinique
  • Mayotte
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • Réunion

Types d’organisations

  • Académiques
  • ETI et grandes entreprises
  • Fédérations professionnelles
  • Fondations
  • ONG globale + locale + associations (-> traduit en “ONG”)
  • PME
  • TPE
  • Villes + secteur public (-> Traduit en Secteur Public)

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