12 octobre 2026
Benvivo publie des recommandations issues du terrain pour concilier robustesse et responsabilité
Mercredi dernier, à la Maison du développement durable, l’association Benvivo est venu présenter ses 40 Recos. Issues des deux premières éditions des Sommets Benvivo, ces recommandations rassemblent des pratiques de terrain, mesurées et reproductibles, dans les domaines de la santé, de l’économie, de la société et de l’écologie. Autrement dit : des solutions qui existent déjà, et qui ne demandent qu’à changer d’échelle.
Face aux crises climatiques, sociales et technologiques, Benvivo défend un changement de paradigme : l’enjeu n’est plus d’ajouter des normes, mais d’amplifier les pratiques qui fonctionnent. Les recommandations s’adressent ainsi aux élus, aux dirigeants d’entreprises, aux acteurs de la santé et de l’éducation ainsi qu’aux responsables de la commande publique.
L’association appelle notamment à :
• l’organisation d’auditions parlementaires ;
• le lancement de territoires pilotes ;
• une évaluation rigoureuse de ces approches dans le temps long.

Des résultats concrets, déjà mesurés
Les initiatives analysées par Benvivo produisent des impacts tangibles :
- Jusqu’à 80 % de troubles du comportement en moins dans certains établissements médico-sociaux ;
- Des prescriptions médicamenteuses divisées par 7 ;
- 30 000 enfants sensibilisés à une alimentation durable ;
- 14,9 millions de consommateurs engagés dans des modèles économiques plus équitables ;
- 65 millions d’euros de marchés publics réorientés vers des produits plus sains et locaux ;
- Des pratiques agricoles capables de stocker jusqu’à 50 tonnes de CO₂ par hectare et par an.
Autant de preuves que des modèles plus vertueux ne relèvent pas de l’utopie, mais d’une réalité déjà à l’œuvre.
Ces recommandations s’appuient sur les contributions de personnalités engagées issues de champs complémentaires :
Thierry Marx, Zahia Ziouani, Nicolas Chabanne, Philippe Rodet, Charlotte Jourdan, Jacques Lecomte, Charles Kloboukoff, Alexandra Palt, Fabrice Bonnifet, Marie-Amélie Le Fur, Saïd Hammouche, Aïcha N’Doye, Annie de Vivie, ainsi que de nombreux autres acteurs de terrain.
« Les chiffres que nous mettons à disposition ne sont pas des intentions. Ce sont des résultats. La question n’est plus de savoir si ces démarches fonctionnent, mais si nous choisissons de leur donner de l’ampleur », a déclaré Didier Chauffaille, fondateur de Benvivo et ancien dirigeant d’une entreprise ambassadrice du Pacte mondial de l’ONU – Réseau France.

La question n’est plus de savoir si ces démarches fonctionnent, mais si nous choisissons de leur donner de l’ampleur
– Didier Chauffaille
Le document est préfacé par le philosophe et sociologue Edgar Morin, qui signait là l’un de ses derniers appels, invitant à repenser les modèles de décision à l’aune de la complexité, du long terme et de l’interdépendance entre les systèmes humains et naturels : « Benvivo ne se contente pas d’observer le monde : il contribue à le transformer, en faisant le pari que la complexité, le bien vivre et la fraternité peuvent devenir des leviers puissants d’émancipation. »
Le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France a œuvré aux côtés de Benvivo pour relier chacune de ces recommandations aux Objectifs de développement durable (ODD), afin de les inscrire dans un cadre partagé et lisible par les décideurs, publics comme privés.
Pour Nils Pedersen, délégué général du Pacte mondial de l’ONU – Réseau France : « Le chemin est tracé. Il reste à le parcourir, ensemble, avec bienveillance et sans jamais s’arrêter. »
Le chemin est tracé. Il reste à le parcourir, ensemble, avec bienveillance et sans jamais s’arrêter.
– Nils Pedersen


