RSE : définition, opportunités et cadres d’action pour les entreprises

Introduction

Une PME industrielle qui intègre des critères sociaux dans ses appels d’offres, une ETI qui réduit ses émissions sur l’ensemble de sa chaîne de valeur, une startup qui inscrit sa raison d’être dans ses statuts… Ce que ces entreprises ont en commun, c’est d’avoir fait de la RSE un levier de transformation, pas une contrainte réglementaire de plus. Pourtant, pour beaucoup d’entreprises, les notions de RSE, droits humains ou décarbonation restent floues. Dans cet article, vous découvrez ce que recouvre la RSE, pourquoi votre entreprise a tout intérêt à s’en emparer, et quels cadres existent pour structurer votre démarche. 

RSE : définition, opportunités et cadres d’action pour les entreprises

Nos sociétés font face à des crises majeures : réchauffement climatique, diminution des ressources naturelles, effondrement de la biodiversité, inégalités économiques, difficultés d’inclusion des minorités.

Pour les relever, la contribution de tous est indispensable, en particulier des entreprises. De différentes façons, les entreprises peuvent intégrer des préoccupations environnementales et sociales dans la gestion de leur structure, comme en favorisant le bien-être au travail, en mettant en place le tri des déchets, privilégiant le train plutôt que l’avion pour les déplacements professionnels. 

Plusieurs concepts ont été forgés pour décrire ce comportement vertueux. On parle notamment de « Responsabilité sociétale de l’entreprise » (R. S. E.). Selon la Commission européenne, la RSE peut être définie comme « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ».

La RSE englobe de nombreux sujets sociaux et environnementaux sur lesquels les entreprises peuvent avoir un impact et on considère généralement que la RSE implique d’aller au-delà du simple respect de la législation.  

 

En savoir plus sur les notions de RSE, ESG et CRE

Les bénéfices d’une démarche RSE

En intégrant en interne une stratégie RSE, une entreprise peut réduire les risques environnementaux, sociaux, réputationnels et financiers et anticiper les évolutions réglementaires. 
 
Elle peut également renforcer les liens avec ses donneurs d’ordres, par exemple en intégrant des critères environnementaux et sociaux dans les appels d’offres.
Une stratégie RSE améliore également l’image de marque des entreprises et leur permet de se différencier pour convaincre de nouveaux clients et les fidéliser. Selon une étude publiée en 2024 par CCI France, 68 % des personnes interrogées déclarent qu’elles consommeraient davantage de produits ou services provenant d’une entreprise active en matière de RSE.  
 
Enfin, une démarche RSE permet d’attirer et de conserver ses salariés. Selon une enquête de l’EDHEC, publié en 2023, 80 % des étudiants en école de management considèrent que l’impact sociétal sera un critère déterminant dans le choix de leur emploi.

Quels sont les cadres d’action de la RSE ?

Le cadre légal 

Les enjeux liés à la RSE sont rentrés dans le cadre légal depuis quelques années et plusieurs lois européennes imposent aux entreprises de prendre en considération leurs impacts sociaux, environnementaux et de communiquer sur l’impact de leurs actions.

 

En France, parmi ces lois, il y a la loi Grenelle 2, adoptée en 2010, qui oblige les entreprises dépassant certains seuils à publier tous les quatre ans un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre. Il y a aussi la loi Pacte, adoptée en 2019, qui présente des mesures visant à mieux repenser la place de l’entreprise dans la société en affirmant son rôle social et environnemental, en instaurant également la notion de « raison d’être » et la qualité de « société à mission ».

 

À l’échelle de l’Union européenne, la directive européenne Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) fixe des standards spécifiques aux entreprises pour la divulgation d’informations sociales, environnementales et de gouvernance pour les entreprises dépassant certains seuils. 

Vous pouvez vérifier vos obligations sur le site « Portail-rse.beta.gouv.fr ». Même si vous n’êtes soumis à aucune obligation, gardez en tête que vos partenaires commerciaux le sont potentiellement et seront attentifs aux actions que vous mettrez en place.

 

Le cadre volontaire 

En parallèle des obligations légales, de nombreuses initiatives volontaires permettent aux entreprises de démontrer leurs engagements, de structurer leur démarche RSE et de communiquer sur leurs progrès.

 

Parmi ces cadres, on peut citer les certifications (des démarches par lesquelles un organisme agréé et indépendant donne l’assurance qu’un produit, service ou système est conforme à certaines exigences. Les entreprises peuvent également avoir recours à des labels RSE qui permettent la reconnaissance des politiques et pratiques mises en œuvre et des résultats obtenus par l’entreprise. Par ailleurs, les entreprises peuvent avoir recours à des évaluateurs RSE, qui analysent et notent la performance d’une entreprise sur les différents volets de la durabilité. 

 

Plus d’informations dans notre article dédié sur les certifications, labels et évaluations RSE 

 

Enfin, les entreprises peuvent utiliser des lignes directrices internationales telles que :  

  • Les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales sur la conduite responsable des entreprises ;
  • Déclaration de principes tripartite sur les entreprises multinationales et la politique sociale ;
  • Le Pacte mondial des Nations Unies ;
  • Les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme ;
  • La norme ISO 26000. 

RSE et Pacte mondial des Nations Unies

Parmi ces cadres volontaires, le Pacte mondial des Nations Unies occupe une place à part. Initiative du Secrétaire général de l’ONU, c’est la plus grande initiative internationale de RSE et de développement durable : elle offre à ses adhérents un cadre d’engagement construit autour de Dix principes en matière de droits humains, de droit du travail, d’environnement et de lutte contre la corruption. 
En France, le réseau rassemble aujourd’hui plus de 2 300 entreprises. Quelle que soit la taille de votre structure, votre secteur ou votre niveau de maturité sur ces sujets, rejoindre le réseau, c’est accéder à un espace d’expertise, d’échange et d’action collective pour accélérer votre transition. 

RSE mode d’emploi

Que couvre exactement la responsabilité sociale des entreprises ? Quelles sont les actions concrètes que peuvent mettre en œuvre ces mêmes entreprises ? À travers cette série d’articles, le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France vise à apporter les clés de compréhension pour permettre aux entreprises de placer la responsabilité sociétale au cœur de leur stratégie.