Le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France et PwC France et Maghreb dévoilent les résultats de l’étude annuelle « ODD et entreprises françaises en action », mesurant la contribution du secteur privé français aux Objectifs de développement durable. 

Alors que l’année 2023 marque la mi-parcours de l’Agenda 2030, il était important d’élargir la base de répondants au baromètre à des entreprises hors de l’écosystème de la RSE, afin d’obtenir une vision plus représentative de l’économie française. L’étude a ainsi rassemblé 442 entreprises, soit plus de deux fois plus de participants qu’en 2022, avec une part d’entreprises non-adhérentes au Pacte mondial en croissance (+15 pts par rapport à 2022). 

Alors que 97 % des répondants déclarent connaître les enjeux de développement durable, 87 % disent connaître également les ODD, signal d’une forte appropriation par les entreprises. De plus, 93 % des entreprises répondantes ont entamé une démarche RSE. 

80 % des entreprises se disent engagées en faveur des ODD, dont 64 % avec un niveau d’engagement fort. Cependant, on dénombre davantage de grandes entreprises (89 %) que de PME (76 %).  

77 % des répondants déclarent avoir intégré les ODD dans leur stratégie RSE, et 66 % ont mis en place des indicateurs d’impact. 

Les enjeux du changement climatique sont notamment prioritaires chez les grandes entreprises et les ETI (78 % et 68 %, respectivement), tandis que cette tendance se retrouve dans une moindre mesure chez les PME (52 %). Ces dernières priorisent davantage la bonne santé et le bien-être (56 %) et la consommation et production responsables (55 %). Dans l’ensemble, les résultats démontrent aussi une forte corrélation entre priorisation et action.  

Plus de la moitié des entreprises répondantes (52 % soit +16 pts vs 2021) déclarent aligner leurs actions avec l’Agenda 2030 et la Feuille de route de la France. Par ailleurs, elles ne sont plus que 35 % à ne pas connaître la Feuille de route, contre 48 % en 2021. 

Les entreprises engagées communiquent largement sur leurs engagements en faveur des ODD, aussi bien en interne que dans leur communication externe (82 %). Les salariés en sont la cible principale (81 %), devant les clients et consommateurs (60 %). On constate une différence importante pour les investisseurs, ciblés par 73 % des grandes entreprises, contre 28 % des PME.